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Agenda

Du samedi 17 mars au dimanche 27 mai 2012
POUGUES-LES-EAUX

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Parc Saint Léger - Centre d'art contemporain
avenue Conti, 58 320 Pougues-les-Eaux
EXPOSITION

Le peuple qui manque : Atlas critique

Evénement soutenu par le conseil régional de Bourgogne

Avec Atlas critique, le Parc Saint Léger donne carte blanche, du 17 mars au 27 mai 2012, au duo de commissaires Aliocha Imhoff et Kantuta Quirós, fondateurs de la plateforme le peuple qui manque. Témoignages de diverses formes d’activismes développées par une vingtaine d’artistes internationaux, les œuvres de l’exposition introduisent la question de l’engagement dans les murs du centre d’art.

Le peuple qui manque : Atlas critique

Le peuple qui manque : Atlas critique

© crédit photo : Michael Druks

À partir d’une multitude de regards et de formes, Atlas critique constitue un panorama de pratiques où s’entremêlent à l’art, les enjeux politiques. Créé en 2005, le peuple qui manque est une structure curatoriale qui, à la croisée de l’art, du cinéma et des théories critiques, propose événements, festivals, symposiums, publications. S’intéressant aux relations entre art et politique, le peuple qui manque formule des relectures sur l’histoire, le capitalisme, les géographies culturelles, la production des images et des représentations.

Selon les mots de l’historien de l’art Georges Didi-Huberman, l’atlas, comme forme de visualisation de l’espace, aurait pour finalité de recueillir le morcellement du monde pour ensuite mieux le «remonter». Dans le champ de l’art contemporain, ce mode opératoire se décline en différentes catégories formelles (cartographies, topographies, diagrammes, etc.) qui, tout en mettant à jour des connexions jusqu’alors invisibles, explicitent des théories critiques liées aux espaces politiques, sociaux et individuels.

Explorant les conséquences du capitalisme, l’exposition fait une focale sur les espaces d’exploitation ou de transits, où les ficelles invisibles de la finance trouvent enfin une incarnation. Avec The ForgottenSpace, film-essai réalisé par l’artiste américain Allan Sekula et par le cinéaste Noël Burch, c’est la mer, comme espace oublié des temps modernes, qui se dévoile comme lieu d’échange de l’économie mondialisée. Le document trouve écho auprès de l’installation vidéo All That is Solid Melts Into Air (tout ce qui est solide se dissout dans l’air), de Mark Boulos, diptyque d’écrans où les traders d’une société de Chicago font virtuellement faces aux militants du Delta du Niger. Oppositions de contextes, de moyens et d’armes, autour de deux communautés confrontées aux dérives de l’industrie pétrolière.

L’atlas, tel qu’il est ici abordé, révèle également la finalité impérialiste des cartes et leur vocation à désigner «l’Autre», hors des limites déterminant les zones économiques et/ou idéologiques : une instrumentalisation politique de cartes destinées, dès leurs origines, à des lectures et des usages occidentaux de l’espace. Dans ce contexte, les individus apparaissent comme les victimes collatérales de choix radicaux, dont ils font offices de témoins singuliers. À partir de relevés tels que les cartes-autoportraits de l’artiste israélien Michael Druks, (où espace mental et territoires occupés composent une aire de soumission aux lois physiques et sociales) ou les cartes réinterprétées du continent américain de l’artiste Pedro Lasch (que ce dernier confie aux futurs migrants avant de traverser la frontière séparant le Mexique des Etats-Unis), la réécriture des données géographiques accentue les conflits illisibles des cartes traditionnelles.

L’exposition Atlas critique rend également compte de manifestations menées dans l’espace public, au moment où l’expérimentation artistique prend corps dans des révoltes mêlant symbolisme et confrontation directe au pouvoir établi. De la divulgation de scandales sanitaires ou médiatiques, jusqu’à la négation totale des lois régissant un système, ces interventions participent pareillement d’une déconstruction des hégémonies politiques, et du désir de rendre visible ce qui jusqu’alors ne l’était pas.

Les artistes :

Francis Alÿs, Erick Beltrán, Berger & Berger, Border Art Workshop, Mark Boulos, Lewis Carroll / Henry Holiday, Chto delat ?, Fernand Deligny, Michael Druks, Claire Fontaine, Internacional Errorista, Pedro Lasch, Vincent Meessen, Nástio Mosquito, Estefanía Peñafiel Loaiza, Lia Perjovschi, Radek Community / Dmitri Gutov, Philippe Rekacewicz, R.E.P. (Revolutionary Experimental Space) Group, Allan Sekula & Noël Burch, Société réaliste, Stalker, Endre Tót, David Wojnarowicz / James Wentzy /AIDS Community Television

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- Article du 06/02/2012 14:47, modifié le 09/02/2012 11:35 -


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