Groupe Union pour un Mouvement Populaire Bourgogne
Le passif de François Patriat : une dette d’un milliard d’euros
En 1998, lorsque j’ai pris la tête du conseil régional, j’avais aussi pris l’engagement de réduire la dette de la Bourgogne. Chaque année, je décidais de limiter le recours à l’emprunt, de rembourser les emprunts chers – ce qui a représenté une source importante d’économies en intérêts.
A la fin de mon mandat en 2004, la dette de notre Région avait diminué de 30%. Le cabinet Ernst and Young, mandaté par la nouvelle majorité de Gauche, écrivait : «La Région Bourgogne a poursuivi une politique de désendettement efficace. Les équilibres financiers semblent restaurés…». On ne saurait mieux dire. Mais, après cinq ans de gestion socialiste, la Bourgogne est, aujourd’hui, de nouveau endettée. Le 1er janvier 2007, dans les documents budgétaires, la dette s’établissait à 86 millions d’euros. Les recettes fiscales avaient augmenté. Les paiements se rapportant aux multiples mesures décidées par la Gauche n’étaient pas encore intervenus. J’avais alors prévenu : «Vous vous dispersez. Vous semez à tous vents. Vous endormez les Bourguignons. La facture risque d’être lourde et le réveil difficile». Très vite, il a fallu emprunter – et emprunter beaucoup. En 2007, 50 millions ; en 2008, 93 millions ; en 2009, 120 millions. Dans les documents budgétaires de 2010 présentés au vote des élus en décembre, la dette atteint 400 millions d’euros.
La capacité de désendettement – c’est-à-dire le temps nécessaire à la Région pour « éponger » sa dette – était tombée en 2006 à 11 mois. Nous étions alors dans une situation financière qui aurait permis d’investir dans les grands équipements pour tirer la Bourgogne vers le haut, développer son économie et mieux faire face à la crise. Hélas ! Ce ne fut pas le choix de la majorité socialiste, qui a continué à disperser ses aides, alimenter le clientélisme, fait de son mandat une campagne électorale permanente. Aujourd’hui, selon le propre aveu de Michel Neugnot, vice-président chargé des finances, la capacité de désendettement de la Région atteint quatre ans et demi. Depuis 2006, elle a été multipliée par quatre.
Il y a la dette, il y aussi les chèques que la Région a tiré sur l’avenir et qu’il faudra payer, les engagements financiers qu’il faudra tenir et qui s’élèvent à 620 millions d’euros. A la fin de son mandat, en mars prochain, quelle sera la note laissée par l’actuelle majorité ? Près d’un milliard d’euros ! C’est une réalité que les Bourguignons doivent connaître.
Le président du groupe UMP Bourgogne
- Article du 29/12/2009 10:57, modifié le 29/12/2009 11:17 -