GEL DE LA DOTATION DES COLLECTIVITES LOCALES
François Patriat : "Une vengeance politique du gouvernement"
François Patriat, sénateur, président du conseil régional de Bourgogne, dénonce le gel de la dotation des collectivités locales.
"Si certains en doutaient encore c’est désormais une évidence, le Président de la République et le gouvernement veulent mettre les collectivités locales à genoux. Après la réforme territoriale, et la suppression de la taxe professionnelle, voici maintenant le gel pour trois ans des dotations de l’Etat.
En s’attaquant aux finances locales c’est à la vie quotidienne des français qu’ils s’en prennent: à leurs transports, et à leurs lycées que soutiennent à bout de bras les régions, aux collèges et aux aides sociales que financent les départements, à leurs écoles, leurs crèches, leurs routes que construisent et entretiennent les communes.
Ce n’est pas de la bonne gestion d’un gouvernement responsable, c’est de la basse vengeance politicienne, d’un gouvernement aux abois après la succession de ses déroutes dans les élections locales."
Vos réactions
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- Savez-vous que la vétusté des installations des réseaux d'assainissement est responsable de 35 % des pertes d’eau. Il faut donc investir dans la rénovation des réseaux d'assainissement.
La commande privée, qui d'ordinaire représente 25 % de l'activité, a dramatiquement reculé. Les travaux de voirie dans les lotissements privés sont quasiment inexistants. La construction des logements (20 % de l’activité des TP), ne suit pas la demande, en forte hausse depuis dix ans, liée notamment à l'éclatement des familles.
A ce jour, les TP de Bourgogne tirent principalement leur activité des grands chantiers d’infrastructures de transport. Ainsi, les projets LINO et deuxième phase branche Est de la LGV Rhin-Rhône doivent prochainement redémarrer, après un certain retard à l'allumage tandis que de nombreux projets, vitaux aux yeux de la profession, sont abandonnés. Exemple avec le creusement du canal Seine-Nord, inscrit au plan de relance qui a disparu des grands projets structurants. Ainsi que l'abandon de grands projets autoroutiers, délaissés sous la pression des défenseurs de l'environnement. Comment faire pour concilier rapidité des transports et environnement. Aujourd'hui, seul le TGV permet de se déplacer très vite tout en respectant les canons du Grenelle de l'Environnement. Les deux branches complémentaires du LGV Rhin-Rhône n’émergent pas. Outre les réseaux autoroutier et ferré, la Fédération souhaite que les élus de Bourgogne se penchent sur les réseaux, notamment d’eau potable, dont les canalisations ont 75 ans d’âge ! «La vétusté des installations est responsable de 35 % des pertes d’eau. L’économie réalisée, si l’on mettait l’ensemble du réseau à niveau, est elle-même une source de financement de l’investissement. C’est un devoir écologique que de préserver la ressource en eau. C’est un problème bien plus important que l’accès aux énergies fossiles. Je souhaiterais également qu’une vraie politique soit déployée pour développer les voies d’eau qui sont économiquement compétitives pour le territoire et acceptables d'un point de vue écologique.
Savez-vous qu'en Bourgogne, le tramway tire l'activité des Travaux Publics -
Le tramway est un chantier indispensable pour le secteur des TP. Certes, il occupera les entreprises des TP, installées sur l’aire dijonnaise, à hauteur de 20 % pendant deux ans. Mais dans les autres départements, la situation est dramatique. Depuis deux ans, le conseil général de Saône-et-Loire a rayé d'un trait de plume tout investissement dans les infrastructures routières, notamment la RCEA dont le besoin impérieux est confronté à des considérations politique et écologique, des questions qui échappent à la profession. Tandis qu'on affiche, avec la plus grande indécence, le nombre de morts sur des pancartes. Enfin, les élus ont une responsabilité pour maintenir l’emploi. Les collectivités assurent 75 % de l'activité dans les TP. Pour 100.000 euros investis, ce sont trois emplois qui sont financés dans ces métiers et un emploi induit dans des métiers connexes. La profession a fait l’effort, malgré la situation, pour maintenir le nombre des jeunes en apprentissage dans les TP. Elle ne baisse pas la garde, au contraire, elle continue même à former les salariés pour ne pas licencier.
G - 21/12/2010 15:15
- bonjour,
Je suis en accord avec votre mécontement; les finances locales sont indispensables au "bon "dynamisme, développement de notre région. Cordialement
Elui (Pourrain) - 24/11/2010 14:18
Réagissez !
- Article du 29/09/2010 11:26, modifié le 29/09/2010 11:30 -